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 Une jeunesse désespérée~

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MessageSujet: Une jeunesse désespérée~   Lun 17 Juin - 21:08


Une Jeunesse Désespérée~
Bonne lecture!~





 'Luut les gens! Du coup, je poste ma fiction, une histoire tout droit sortie de ma piètre imagination. Les personnages essentiellement présents seront un certain Ander, cependant différent de celui que vous connaissez et une Dalyan. (Oui parce-que, à la base, Dada était mon compte mais je l'ai donné à ma cousine vu que jouer une fille, c'était trop duuur!)

\!/ Cette fiction peut aborder des sujets dits sensibles. Si je l'écris, c'est pour faire ressortir les vices de notre société, les préjugés et l'intolérance. La fiction dénonce aussi la maltraitance des animaux et l'extrémisme religieux. Je respecte toutes les religions, tous les avis, je suis juste contre l'extrémisme. \!/


   Egoïste. C'était le seul mot que mon entourage utilisait pour me décrire la plupart du temps. Oui, je l'étais et oui, je le vivais extrêmement bien. En même temps, je la détestais tellement, cette vie pour laquelle je m'étais toujours battue. Tout ce que j'avais pu faire n'avait servit à rien. Absolument à rien. C'est ce que je me disais chaque jour. Mais à chaque fois ma douleur de vivre s’atténuait lorsque je le voyais. Lui. Ce garçon de 16 ans avec une touffe de cheveux ébène. Non, je ne l'aimais pas plus que ce qu'il fallait. C'était juste mon meilleur ami. N'évitons pas le sujet et allons droit au but. Je n'avais jamais aimé, ou du moins pas au sens qu'employaient régulièrement les adolescents de mon âge. Je n'avais jamais connu d'histoire d'amour et je ne voulais jamais avoir à en connaître. Pour quel motif? Tout simplement parce-que je les détestais. Oui, je me détestais. Je haïssais profondément la race Humaine.

    Ce dimanche matin-là était un matin comme les autres, je partais rejoindre mon ami d'enfance en ville. Ouais, sortir déjeuner ensemble le dimanche matin était une tradition pour nous. Nous étions vraiment proches et avions la sensation que rien ne pourrait se mettre entre nous. Mais la vie n'étant pas un conte de fées, nous nous étions trompés.

    Je m'étais préparée rapidement comme tous les matins en fait. Certaines filles prenaient beaucoup de temps pour arranger leur maquillage ou pour lisser leurs cheveux. Moi, je m'en fichais comme c'était pas permis. La seule chose à laquelle je faisais attention était de m'habiller en noir. Le noir était sans doute la couleur que je préférais, je n'aurais pu l'expliquer, c'était juste que je trouvais cette couleur qui n'en était pas une, fascinante.

    Après avoir enfilé mon pantalon noir à sangles qui m'avait valu moultes commentaires négatifs comme positifs de la part de retraités, je quittai mon "habitation" et partai rejoindre Ander. Ce dernier n'étant pas très patient, aussi, je redoutais une quelconque remarque de sa part. Cependant, je savais pertinemment que cela n'aurait pas le moindre impact sur notre journée. Dans le genre pas rancunier pour le moins du monde, il était vraiment doué. J'aurais même pu affirmer qu'il n'avait pas de mémoire tant il pardonnait facilement...

    Une fois parvenue à l'endroit où nous avions rendez-vous, je constatai qu'il n'était toujours pas là. Chose qui me fit frémir pour la bonne raison qu'il n'était jamais en retard d'habitude. C'était peut-être anodin, après tout, tout le monde pouvait être en retard mais c'était tellement inhabituel chez lui... Je m'installai alors à une table pour deux dans le petit bar où nous nous rejoignions toujours. C'était un chouette bar d'ailleurs, enfin je crois. En tout cas, l'extérieur était super donc je pouvais me laisser aller à penser que l'intérieur l'était tout autant. Eh oui, mon compère et moi restions toujours sur la terrasse qui, en cas d'intempérie, était parfaitement protégée par une sorte de préau.

    Finalement, Ander arriva. Ce crétin courait à en perdre haleine et c'est en haletant qu'il s'assit en face de moi. Je le fixais avec le plus d'attention possible, son cas m'intéressait tout particulièrement aujourd'hui. Les questions qui trottaient dans ma tête ne manquaient pas et je mourais d'envie de lui faire subir un interrogatoire mais, détestant ce genre de choses moi-même, je me contrôlais en me mordant les lèvres. Après avoir repris son souffle, il m'informa:

    Désolé pour ce retard, Dalyan. J'ai veillé tard hier au soir.

    -Je vois. Et qu'as-tu fait exactement?

    C'était peut-être "seulement" mon meilleur ami mais je n'en restais pas moins possessive et je devais bien avouer que je redoutais le jour où il m'annoncerait avoir une petite amie. C'était donc avec la boule au ventre que j'avais posé cette question. Je vis alors un sourire narquois se former sur ses lèvres, il avait certainement compris où je voulais en venir et comptait en jouer.

    Mademoiselle est jalouse? Il me semblait pourtant que je ne l'intéressais pas...?

    -Ne tire pas de conclusions hâtives, imbécile. Je voulais juste savoir ce qui a pu te faire coucher tard au point de décaler de quelques minutes notre rendez-vous. Mais bon, ça ne me regarde pas après tout.

    Que voulait-il dire quand il a dit qu-il ne m'intéressait pas? Eh bien, voilà qui était bien compliqué. Notre amitié avait connu des hauts comme des bas et il y eut une période où elle connut plus de bas qu'autre chose. Nous devions avoir 14ans tout juste et étions un peu paumés, certainement à cause de notre puberté. Bref, durant cette période orageuse, Ander s'était découvert de nouveaux sentiments pour moi et m'en avait fait part. En effet, ce crétin de première était persuadé être amoureux de moi et n'ayant pas l'habitude de ce genre de choses, je lui avais bêtement tourné le dos en lui criant dessus.

    Mais après tout, il ne pouvait contrôler ses sentiments, alors je décidai de ne pas lui en tenir rigueur et surtout, de ne pas gâcher notre si belle amitié. Après quelques temps, il a fini par comprendre qu'il ne m'aimait pas comme il se l'était laissé entendre. Nous reprenions donc notre petit bout de chemin habituel. Désormais, mon ami me rappelait souvent cet incident en prétendant que cette fois-ci, les rôles étaient inversés, pour son plus grand plaisir.

    Bon allez, je dois partir. Désolé mon coeur mais je peux ne pas rester aujourd'hui, s'excusa-t-il en déposant ses lèvres sur mon front.

    -Ah... A plus tard, Darling.

    Je lui souriais gentiment et le regardais partir en soupirant. Nous étions le 27 septembre. D'habitude à cette date là, il faisait tout pour m'embêter. C'était le jour de mon anniversaire, une date que je détestais profondément, ce dont il profitait bien pour me mettre les nerfs. Mais aujourd'hui rien de tout ça. Il m'avait même limite zappé... Penchée sur des réflexions réjouissantes comme douloureuses, je fus tiraillée de mon petit monde lorsque je sentis un tapotement sur mon épaule droite. Je me retournai doucement tout en soupirant et vis que ce n'était qu'une jeune fille qui devait avoir mon âge.

    Excuse-moi mais, le garçon qui était en face de toi, c'était ton petit ami? me demanda-t-elle avec une once d'hésitation.

    -Oh non, c'est simplement mon âme soeur, rien de plus.

    Je vis tout de suite que cette réponse ne la satisfaisait en rien. Aurais-je du lui faire plaisir en mentant? Non certainement pas, la franchise était ce qu'il y avait de mieux après tout. En effet, Ander et moi étions comme des âmes soeurs, l'un sans l'autre était inimaginable et nous nous complétions parfaitement. Oui nous étions des âmes sœurs mais, qui ne s'aimaient pas, c'était simplement ça. Pour consoler voire encourager mon interlocutrice je lui dis:

    Ne t'en fais pas. Je suis certaine que tu as toutes tes chances avec lui.
 
    Me voilà qui disais des paroles que je ne pensais même pas, j'étais décidément tombée bien bas... Et d'ailleurs, il me semblait qu'elle percevait mon malaise vu l'expression gênée qu'elle affichait. N'étant pas très amicale, il me fallut faire un effort monumental pour lui décrocher un sourire un temps soit peu sympathique. Heureusement, j'avais à faire à une personne plutôt compréhensive, elle me laissa donc dans ma petite bulle. Je commandai alors une boisson fraîche et quittai les lieux pour rentrer chez 'moi'.

    Quand je suis rentrée, il devait être un peu plus de midi. Je partis donc dans la cuisine et me servis une assiette de pattes faites par les cuisiniers du foyer. D'autres adolescents m'entouraient et mangeaient en riant. Pour ma part, ce n'était pas ma tasse de thé de parler avec autrui, alors j'esquivais toute conversation en m'isolant dans un coin de la grande pièce, à une table vide.

     On me repprochait trop souvent de faire la gueule mais ce n'était pourtant pas mon intention. Je voulais juste savourer le silence. C'était tellement agréable. Mais par manque de chance, ceux qui m'entouraient ne savaient pas l'apprécier à sa juste valeur et le gâchaient en sortant des banalités sans le moindre intérêt.

     Non seulement parler était inutile mais en plus, c'était d'un barbant... Parler m'avait toujours exténuée, c'était sans doute pour cette raison que je passais mon temps à écrire plutôt qu'à déblatérer tout ce qui serait susceptible de me passer par la tête. L'estomac  rempli, je quittais la pièce dont l'atmosphère était beaucoup trop oppressante à mon goût. Je n'étais pourtant pas du genre à être troubler par un regard insistant mais là, c'était un jour spécial alors, il valait mieux éviter tout le monde. C'était tellement plus simple. J'allais donc m'enfermer dans la chambre qui m'avait été attribuée à mon arrivée dans le foyer. Je la détestais. Oui, je détestais cette chambre. Elle renfermait une odeur tout bonnement répugnante.

    Chaque bouffée d'air qui s'introduisait dans mes poumons était insupportable. Mais je n'avais pas le choix. C'était ma chambre, que je le veuille ou non. Je balayais la pièce du regard comme à l'habitude. Observant toujours le même environnement délaissé qu'était la pièce dans laquelle je dormais. Redécouvrant les murs d'un jaune vomis, la moquette grise et les draps fades des deux lits. Il y avait deux lits mais une seule personne, moi. Pourquoi? Je m'étais battue avec la fille qui autrefois, partageait cette pièce avec moi. Une fille sans aucun intérêt que je m'étais faite un plaisir de décalquer. Mais laissons mes penchants sadiques de côté pour cette fois.

    Je me laissais tomber sur le lit dont les draps mal lavés dégageaient une odeur de transpiration abominable. Même si je détestais plus que tout cet endroit, je m'y sentais à peu près en sécurité. Chose bien étrange mais sur laquelle je ne me penchais pas, de peur de faire griller mon cerveau déjà défaillant selon certains. Saviez-vous qu'être différent équivaut à être stupide? Je l'avais appris à mes dépends par d'autres locataires de ce fichus institut.

    Je détestais cet endroit et pourtant... je l'adorais. Tant de sentiments contradictoires inexplicables... Je n'aimais pas ça du tout. Pour moi, tout était logique. Chaque problème avait sa solution. Et il fallait bien entendu que cette solution soit réaliste. Selon mon raisonnement, chaque être humain avait un mode d'emploi et était donc facile à cerner.

Par conséquent, il était ennuyeusement prévisible. C'était ce que je pensais même si deux cas particuliers me démontraient le contraire. Premier cas, le mien. Car en effet, mes pensées, mes sentiments, bref moi quoi... Ben j'étais la définition à l'état brut du mot "contradictoire". J'étais persuadée que l'on avait inventé ce mot rien que pour me décrire mais finalement, il y avaient d'autres exceptions. Ander par exemple. Mais on s'occupera de lui plus tard, ce type d'exemple était vraiment trop complexe pour mon petit cerveau en manque de caféine.

    Finalement, je laissais de côté mon lit, mon précieux lit... Mon amant... Mon... J'aurais pu en déballer des tonnes de surnoms à la con. Mais on m'avait interrompu. Quelqu'un venait de jouer du tambour sur ma porte. Envies de meurtre. Voilà ce que je ressentais à l'instant précis. Quel était donc le gros débile doublé d'un enfoiré qui venait de m'extirper de mes divaguations qui n'intéressaient que moi? J'eus la réponse bien vite. Pas besoin d'ouvrir la porte, l’intrus s'était déjà infiltré dans la base. Intrus qui me paraissait d'ailleurs bien familier.

    Cheveux noirs avec des reflets bleutés. Yeux d'un bleu prenant. Peau relativement pâle. Quelques mèches rebelles teintes en vert d'eau ou bleu turquoise peut-être...? Camouflé d'un pantalon noir et d'un t-shirt tout aussi sombre.

    Ander, espèce d'enfoiré! m'écriai-je en fronçant les sourcils. Je t'ai pas dit que tu pouvais entrer! Et puis d'abord, je croyais que t'avais des trucs à faire.

    -Désolé mon amour! Et comme tu peux le voir, j'ai fini de faire ce que j'avais à faire, sortit cet imbécile avec quelques arrières pensées.

    -Tu mériterais que je t'écrase pour te laver de tes pêchers âme impure!

    Il éclata de rire en plissant les yeux. Comme d'habitude en fait. Tout ce qui était suceptible de sortir de ma bouche lui fendait la poire. C'était ainsi qu'il me laissait dans une ignorance totale puisque pour moi, rien de tout ça n'était drôle. Même entre deux grands amis, un silence gênant pouvait parfois s'installer. C'était notre cas à cet instant précis. Mais je devais reconnaître que c'était en partie de ma faute. Je voulais que ce silence là soit gênant, qu'il soit oppressant, qu'il lui fasse cracher le morceau. Ander me cachait quelque chose et fouineuse comme je l'étais, je voulais bien entendu savoir ce qu'il cachait. Cependant ma soif ne fut pas atténuée, bien au contraire même. Ayant compris mon petit manège, mon ami en profita pour me faire rager encore plus en me lançant en pleine face de petits rictus bien significatifs.

    Pourquoi es-tu là? C'est juste pour me narguer? Si c'est ça, tu peux sortir gêneur.

    -Oh tu es vexée ma framboise des bois? ricana-t-il tandis que je le fusillais tendrement du regard. Bon allez, je vais tout te déballer, oui ma générosité n'a pas de limites. Si je suis venu, c'est dans l'unique but de t'embarquer chez moi.

    -Et tu oses me déranger pour ça, misérable déchet? lâchai-je avec un air supérieur pour prendre ma revanche.

    Il acquiesça simplement, un air angélique planant sur son visage. A la base, c'était un vrai soumis... Soumis mais aussi masochiste, du coup je pouvais exiger de lui absolument n'importe quoi mais dès qu'il prenait cet air là, même moi, j'étais incapable de le contrôler.

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MessageSujet: Re: Une jeunesse désespérée~   Dim 30 Juin - 20:56

Une Jeunesse Désespérée~
Bonne lecture!~





Les mains autour de son coup, mes cuisses soutenues par ses mains, en gros, j'étais en mode larve désséchée sur le dos d'Ander. Et nous nous trimballions comme ça pendant tout le long. Où allions-nous ? Chez lui, enfin, c'est ce qu'il me semblait. Je connaissais le chemin par coeur à force d'aller et venir donc je n'eus absolument aucun mal pour en déduire ceci. Ce crétin logeait dans une jolie maisonnette, n'étant ni majeur ni émancipé pour une quelconque raison, il vivait bien entendu avec ses parents et sa soeur. Cette dernière avait tout juste un an de moins que nous et ne ressemblait pas vraiment à son ainé.

    Elle avait les cheveux châtains clair et de jolis yeux verts. Sa peau était plus foncée que celle de son frère et elle avait quelques tâches de rousseur sur les joues. C'était une très belle jeune fille. Féminine sans être nunuche, elle était cool quoi. En fait, la famille entière d'Ander était cool. Enfin c'était ce qu'elle laissait paraître mais d'après les dires de mon ami, c'était loin d'être le cas.

    Une fois chez lui, je fus accueillie d'une des façons les plus chaleureuses qui soient par ses parents. Son père me tapota doucement la tête tandis que j'étais encore accrochée comme une sangsue à son fils. Sa maman poule, elle, attendit que mes pieds rejoignent à nouveau le sol pour me saluer en m'embrassant sur la joue. Et c'est ainsi que tous les deux, me fixaient avec tendresse. Leur regard était toujours le même. Il avait une signification bien précise et m'indiquait leurs attentes. Sans peine, on pouvait deviner qu'ils mouraient d'envie de voir le jour où je serai la petite amie de leur progéniture.

    Viens, on va dans ma chambre. Sinon, mes demeurés de parents vont nous harceler de questions bizarres.
    Ni ses parents, ni moi n'avions eu le temps de répondre qu'il m'avait déjà entrainé dans les escalier menant à sa chambre. Peinte en un bleu turquoise avec quelques touches de marron, elle était vraiment agréable. Tout le contraire de la mienne. Il me fit signe de m'asseoir sur le lit ce que je fis en soupirant légèrement puisque j'aurais préféré d'abord contempler le paysage par la fenêtre plutôt que de m'étaler une fois de plus sur un matelas.

    C'est ton anniversaire aujourd'hui, sourit-il avant de me tirer la langue.

    -Ah, tu abordes finalement le sujet, constatai-je, dépitée.

    -J'ai quelque chose pour toi mais avant, je voulais te demander un truc. Plus tard, ça te dit qu'on fasse un gamin toi et moi?

    -Ce que tu veux mais donne-moi mon cadeau, lâchai-je simplement en le fixant avec mon éternelle neutralité déstabilisante.

    -Humph! pouffa mon ami en sortant une petite boite bleue de sa poche. Pour quelqu'un qui déteste son anniversaire, tu me parais bien intéressée...

    -Certes, je déteste mon anniversaire mais pas les cadeaux. Qu'attends-tu pour me donner ce qui me revient pour t'avoir supporté une année de plus?

    Il éclata de rire une nouvelle fois et après quoi, il me laissa enfin découvrir ce qui se cachait derrière cette ravissante petite boite. C'était un collier. Un collier dont le médaillon était tout particulièrement beau. Ander me connaissait vraiment, il savait que j'adorais les fleurs et tout particulièrement les coquelicots qui, pour je ne sais quelle raison, me rappelaient l'enfer. C'était un médaillon rond, en argent et sur lequel était sculpté les fleurs en question. Au dos du bijoux, je pouvais lire "Soul Sister". Autrement dit, "Ame Soeur". Je relevai la tête en souriant et lui tapotai la tête avec satisfaction.

    C'est bien. Gentil Ander.

    -Je m'attendais au moins à un roulage de pelle qui me fasse suffoquer jusqu'à ce que j'en crève... soupira mon crétin préféré.

    -T'en fais pas, ton rottweiler s'en chargera pour moi! D'ailleurs où il est? Le chien! T'es où?

    -Il t'as pas entendu, sinon il t'aurait répondu, c'est sûr... D'ailleurs, c'est pas "il" mais "elle", ajouta-il avec un air snobe.

    -Je sais mais crier "La chienne!" ça le faisait pas trop.

    -Au pire, t'as qu'à l'appeler par son prénom. En plus, elle se reconnaît.

    -Vu la gueule du prénom, je préfère pas.

    -Ben regarde. Stupide-toutou!

    Le pire, c'est qu'il avait raison, elle s'était reconnue et avait débarqué comme une furie dans la chambre de son maitre. Enfin, il ne l'était pas vraiment, en fait. C'était surtout la mémaire à sa soeur, c'était elle qui l'avait choisi. Ander, lui, aurait préféré un chat, il trouvait que les félins avaient plus de classe, surtout dans leur façon de se glander. On était d'accord sur ce point-là, un chat qui dérape, c'était toujours extra à voir. Le canin se précipita donc sur mon ami et ce dernier eut ce qu'il voulait: un superbe nettoyage de bouche.

    Dis l'idiot, pourquoi tu veux un gosse? Je croyais que t'aimais pas ça.

    -Faux, c'est toi qui déteste les enfants, pas moi... se força-t-il à rire. Ben... Je pense que c'est cool. C'est une raison de vivre quoi.

Des paroles simples et censées et pourtant, j'étais loin d'être satisfaite de cette réponse. Littéralement, elles voulaient dire qu'il n'avait aucune envie de vivre et ça m'inquiétait. J'avais peur. J'étais surprise. Ander paraissait pourtant tellement heureux. Sans oublier que sa vie était vraiment super. Des amis, une famille, de la bouffe, un lit et des toilettes propres... C'était à peu près l'essentiel pour survivre et il avait tout ça. Il avait même beaucoup plus puisque ses parents étaient plutôt fortunés.

    Qu'est-ce qu'il ne va pas An'?

    -Hm? Qu'est-ce que tu racontes Clochette? T'es bien sérieuse tout à coup.

    -Je t'ai posé une question.

    -Ah... oui. Je vais bien, mais comme tu le sais je suis pire que Peter Pan alors quand je te voir prendre un an, ça m'embête. Plus tard, tu seras vieille et tu mourras.

    -Toi aussi, Pan.

    C'était le genre de paroles super rassurantes qu'on se balançait. Certains appréhendaient la mort, pas nous. Il fallait bien mourir un jour ou l'autre de toutes façons. Ce qui nous faisait le plus peur c'était l'image que les gens garderaient de nous. J'avais pas envie qu'on se souvienne de moi comme une grand-mère qui  n'arrivait même plus à manger et à déféquer toute seule.

    Cette petite conversation avait cependant confirmé ce que je pensais: Ander n'allait pas bien. Le truc de Peter Pan c'était peut-être vrai mais dans ce cas précis c'était finalement, plus bidon qu'autre chose.  Cependant, je n'ajoutai rien. Voulant éviter de l'enfoncer dans sa douleur. Je me contentai donc de m'étendre de tout mon long sur son lit en soupirant. Mon ami fit de même en affichant un léger sourire. Ouais, il avait aucune originalité ce crétin, fallait toujours qu'il fasse pareil que moi. Enfin, c'était peut-être pas un manque d'originalité mais une marque de soumission..? Mais je ne pouvais pas le certifier, Ander était vraiment complexe.

    Dis, tu nous vois comment quand on sera comme tout le monde? demandai-je soudainement.

    -Quand on sera adultes, tu veux dire... Bah je sais pas... On s'aimera, on aura beaucoup d'enfants, on vivra dans une caravane et on manquera d'argent alors y'a des soirs où on pourra pas manger. Ca te va?

    -Mouais. Mais pas de mariage. Juste une fête parce-que c'est marrant.

    -Et une robe blanche. Je veux voir ta tronche quand tu la mettras, finit-il en riant.

    Je lui fis une grimace en lui donnant une tape sur la tête et me redressai quand j'entendis frapper à la porte. Sa soeur entra alors, un léger sourire accroché sur le bout des lèvres. Je la saluai tandis qu'Ander lui, ne lui montrait pas la moindre attention. Au contraire, il se montra même assez agressif avec elle et lui hurla de sortir de sa chambre. Je lui donnai à nouveau une petite claque mais cette fois-ci sur la joue et fis signe à sa soeur de s'installer à côté de moi. Je n'aimais pas parler mais, bizarrement ça ne me faisait rien du moment que c'était avec les Skyel, la famille d'Ander quoi.

    Après une discussion assez banale, on entendit leur mère nous appeler pour descendre manger. Oui. J'aimais vraiment cette famille. Dévalant les escaliers derrière mes amis, je me dirigeai vers ma place habituelle. Celle qui était à la droite de leur père. J'avançai dans la salle à manger en contemplant pour la énième fois sa décoration. Murs beiges, meubles noirs et très modernes en passant. Et surtout, les grande baies-vitrées qui donnaient sur une vaste terrasse. Je m'assis finalement à table et posai mes doigts sur le verre que l'on m'avait donnait, les faisant glisser sur son contour. Il chantait. J'en conclu que c'était du cristal. Comme quoi, je n'étais pas n'importe qui pour eux.

    Alors, à quand la date de votre mariage? demanda leur paternel en souriant, buvant une gorgée de champagne par la même occasion.

    -Dalyan ne veut pas de mariage et moi non plus, s'agaça son fils en grimaçant.

    -Mais nous aurons, cependant, bientôt des enfants, déclarai-je simplement.

    A ces paroles, je remarquai sans difficulté que son entourage faillit s'étrangler, même sa soeur. J'affichai alors un sourire satisfait tandis que mon complice prenait le même air en avalant tranquillement quelques amuses-bouche. Reprenant son souffle, M. Skyel me dit finalement:

    Ce ne serait peut-être pas plus mal. Ca permettrait à Ander de mûrir un peu... s'enquit-il en ricanant.

    -Ouais c'est ça, Rhéa passe-moi le sel, soupira mon acolyte.

    Sa soeur s'exécuta et me demanda si j'en voulais moi aussi. Je répondis par la négative, n'aimant pas particulièrement le sel. Mme Skyel après nous avoir laissé déguster son entrée, nous servi le plat qu'elle avait soigneusement préparé. En fait, elle était carrément dingue de cuisine et elle adorait tester toutes sortes de plats et nous, nous étions ses cobayes. Aujourd'hui nous avions le droit à une salade de concombre en entrée et à de bonnes frites faites maison pour le plat. Oui, aujourd'hui elle nous avait concocté des plats assez banales.

    -Tu sais, nous serions heureux si tu étais la petite amie d'Ander. Les filles qu'il nous ramène en général ne nous paraissent guère biens... commença sa mère en soupirant.

    -Mais ce ne sont que des amies, continua son père. Je suis sûr que vous sortirez ensemble. Avec tes parents, Dalyan, nous vous imaginions toujours mariés. C'était assez amusant de vous voir dans le futur. Un couple pas très dégourdi et qui ne sait pas se montrer ses sentiments sans faire la grimace. Ca nous faisait toujours beaucoup rire!

    -Papa! s'écria mon ami en fronçant les sourcils.

    Ander n'avait pas été gêné par ses paroles, il avait surtout peur qu'elles m'atteignent et que je me sente mal par rapport à mes parents. Mon ami avait la fâcheuse tendance de me surprotéger et dès que quelqu'un parlait de mes parents, il lui sautait au cou. C'est vrai que la mort de mes parents avaient été assez dure pour moi mais avec le temps, j'avais fini par m'y faire.

    Ca va, Ander, dis-je finalement en enfournant une frite, l'air décontracté.

    -Mais...

    -Oui, c'est vrai. Nous formerions un drôle de couple! le coupai-je en riant.

    Je n'avais pas envie qu'on étale mon cas sur la table, je n'avais pas envie d'avoir le rôle pathétique. Je ne voulais pas non plus qu'ils me croient triste. Je voulais juste continuer de me gaver de frites en souriant bêtement. Heureusement pour moi, M Skyel enchaina de suite avec un nouveau sujet de conversation. J'aimais vraiment beaucoup cette famille, elle était agréable...

    Vînt alors l'heure du dessert. Un délicieux dessert, l'un de mes préférés. Des crêpes au beurre salé. Je n'eus aucun mal à finir mon assiette en fait, j'en étais même au point de la lécher. Et je me rendis vite compte que l'on était tous sur la même longueur d'ondes sur ce point-là. Nos assiettes aussi blanches qu'à la base et la conversation baclée, Ander me prit par la main en soupirant et me fit à nouveau monter dans sa chambre. C'était le seul qui n'avait pas émit ne serait-ce qu'une onomatopée après sa précédente intervention lors du discours de son père.

    Désolé. Ils sont vraiment lourds.

    -Ils ne sont pas lourds, ils sont juste comme d'habitude. Et, d'habitude, tu ne réagis pas comme ça... Je peux savoir ce que tu as exactement? lui demandai-je en m'asseyant à la chaise de son bureau.

    -Je n'ai rien! Et puis même si j'avais quelque chose, qu'est-ce que ça pourrait faire? C'est pas non plus comme si tu pouvais m'aider pour tout ce que je fais! grogna-t-il, l'air un peu trop sérieux à mon goût.

    -Ne me parle pas sur ce ton, insecte. Si tu continues, je t'éclate la mâchoire et t'arrache la peau qui recouvre ta jolie maxillaire! Après quoi, je me tire en sifflotant.
 
    -Pardon Dalyan... Je suis d'assez mauvais poil en ce moment.

    -Pour cette fois, je vais mettre ça sur le compte de la puberté bien qu'à 17 ans cette excuse est plutôt limite. Bon je vais rentrer, tu me fatigues... lâchai-je en me levant.

    -Hors de question! J'avais prévu une sortie pour cette après-midi. Je t'embarque avec moi. On va aller au parc d'attraction avec ma soeur, mon cousin, toi et moi!
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